Blessure

DNF 5k Cergy - Octave

Par Octave Wild (Admin) · 19 avril 2026

Il y a des courses où tout se passe comme prévu. Et puis il y a Cergy, le 1er mai 2024.

Tout avait pourtant bien commencé. Avec Tom, on prend la voiture direction Cergy, ambiance légère, un peu excités, un peu stressés aussi. On récupère les dossards sans encombre. Jusque-là, tout va bien.

Enfin… presque.

Parce qu’ensuite, on a dû aller pisser environ 12 fois chacun. Le stress, sûrement. Le genre de détail insignifiant sur le moment, mais qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

On enchaîne avec un échauffement express : 5 minutes, quelques gammes vite fait. Clairement pas le protocole le plus rigoureux de ma vie, mais bon… ça fera l’affaire, non ?

Spoiler : non.

Le départ est donné. Je pars sur une allure solide, autour de 3’40/km. Je me sens bien, ça déroule, les sensations sont propres.

Et puis au kilomètre 1,5, dans la descente de Cergy vers Pontoise, tout bascule.

Une douleur brutale à l’adducteur. Sèche. Inattendue.

J’essaie de continuer quelques mètres, dans le déni total. Mais 200 mètres plus loin, je dois m’arrêter. Impossible de courir. La douleur est trop forte.

Sur le moment, c’est la panique. Je pense directement au pire : blessure, semaines d’arrêt, préparation foutue… surtout que j’étais en ligne de mire pour le 5 km d’Amiens.

J’ai envie de pleurer. Vraiment.

Mais le pire reste à venir.

Je me rends compte que je suis dans une “zone morte” du parcours. Impossible de rentrer facilement. La seule option : finir.

Alors je marche, longtemps, très longtemps.

Pas de gloire, pas de dépassement de soi, juste moi, mon adducteur en vrac et des kilomètres qui n’en finissent pas.

Au final, je passe la ligne en… 50’10.

Oui, pour un 5 km.

Et le plus beau dans tout ça ? Le temps limite était de 50 minutes.

Donc officiellement : DNF.

Même en marchant, j’ai réussi à ne pas finir dans les temps. Une performance assez rare pour être soulignée.

À l’arrivée, Tom et Charlotte m’attendent. Enfin, m’attendaient, parce que Charlotte devait partir et je n’ai même pas eu le temps de vraiment la voir.

Et comme si la journée n’était pas déjà suffisamment absurde, on termine bloqués dans le parking avec la voiture, coincés par la course du 10 km qui passait à côté.

Parfait.

Avec le recul, c’est presque drôle. Sur le moment, beaucoup moins. Mais c’est aussi ça la course à pied : des jours où tout roule… et d’autres où absolument rien ne se passe comme prévu.

Moi qui ne DNF jamais sur marathon, il aura fallu un simple 5 km pour me rappeler que rien n’est jamais acquis… mais rendez-vous le 1er mai 2026 pour prendre ma revanche.

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